La Poste de Delille. De quoi parle-t-on ? De l’immeuble ornementé dont l’entrée se trouve place Salford et porte les inscriptions « Caisse nationale d’épargne » et « Postes, Télégraphes et Téléphones » ? Ou bien de celui, en contre-bas dans l’avenue Albert et Elisabeth, dont l’entrée, à l’angle de la rue de Maringues porte l’inscription « Postes et Télécommunications » ? Si ces deux accès sont désormais fermés au public, le second ne le fut qu’en 2018. Ainsi, l’appellation « Poste de Delille » désigne pour certains clermontois le bâtiment accueillant le bureau de poste récemment fermé, tandis que pour ceux qui ont connus le bureau de poste place Salford, cette appellation désigne l’ensemble de l’îlot entre l’avenue Charras, l’avenue Albert et Elizabeth et la rue de Maringues. Un habitant arrivé depuis peu dans le quartier confiait « mais, il n’y a pas de Poste à Delille ». Et c’est tout à fait vrai. Cette appellation et les différents sens qui lui sont donnés traduisent une perception variable de ce bâtiment par les clermontois. De plus, il s’agit d’un abus de langage au regard du vocabulaire riche et précis du lexique des bâtiments des Postes, Télégraphes et Télécommunications (PTT). Pourtant, ce nom d’usage existe. Dans l’ouvrage Architectures remarquables du XXème siècle en Auvergne, Christophe Laurent utilise cette dénomination pour l’ensemble de l’îlot. Dans un souci de continuité et de clarté, il en sera ainsi tout au long de cette étude.
