Comité pour l'histoire de la Poste

Antonia Batthyány de Németújvár : portrait d’une aristocrate hongroise au XVIIIe siècle à travers sa correspondance privée

Autrice

ROBERT Anna

Diplôme

Master d’histoire moderne

Thématique de recherche

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Direction de recherche

François Cadilhon

Université

Université de Bordeaux-Montaigne

Année de publication

Résumé

Héritière de l’une des plus grandes familles de magnats du royaume de Hongrie, Antonia Batthyány entretint tout au long de sa vie une abondante correspondance avec son père le Palatin Louis Batthyány et son frère cadet le Primat Joseph Batthyány.


Ses lettres, remarquablement bien conservées aux Archives nationales de Hongrie à Budapest, nous permettent aujourd’hui de rendre justice à cette femme qui fut trop longtemps oubliée par l’historiographie. Accorder à Antonia la place principale dans nos recherches permet de sortir de l’universel masculin qui a longtemps caractérisé les études portant sur l’aristocratie hongroise. Ainsi, l’ambition de ce travail est de sortir Antonia des représentations stéréotypées associées à son genre en s’intéressant à son rapport aux autres et à sa place au sein de sa famille et de la société par le biais de sa correspondance personnelle.
Par leur caractère intimiste, les lettres nous permettent d’approcher au plus près le quotidien de cette aristocrate qui vécut dans la capitale impériale au XVIIIe siècle et de saisir toute la richesse de son existence.


À travers sa correspondance, nous comprenons le rôle central que jouait Antonia dans les dynamiques familiales et à la cour de Vienne au temps du règne de Marie-Thérèse d’Autriche.
Antonia est représentative de son époque, et à travers elle c’est tout un milieu social qui nous est donné à voir, notamment des traditions et des pratiques. Ainsi, à la lecture des lettres d’Antonia, nous comprenons aisément la place centrale occupée par la pratique épistolaire dans le quotidien des nobles à cette époque. Écrire était en effet une activité quotidienne pour l’aristocratie hongroise qui consacrait plusieurs heures par jour à entretenir des correspondances à l’échelle européenne. Ce corpus de lettres permet donc d’étudier les réseaux de correspondance de cette noblesse tout en mettant en lumière le fonctionnement de la Poste hongroise au XVIIIe siècle.


Finalement, cette correspondance féminine dévoile une vision encore trop méconnue de la noblesse hongroise. Elle permet de revisiter l’image de la femme aristocrate au XVIIIe siècle en la replaçant au cœur des réseaux de pouvoir et d’influence.

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