Vieille institution, ancienne administration, jeune entreprise, La Poste a suscité un nombre d’ouvrages historiques assez élevé. Si La poste fait partie intégrante du patrimoine des Français, elle n’a que partiellement été l’objet de recherches universitaires.
C’est donc très récemment que les sciences humaines, dont l’histoire, ont investi l’entreprise car pur définir une stratégie, il faut connaître son passé. Voilà pourquoi il fallait que l’histoire ait pour objet d’études La Poste. Cela ne revient pas à dire que les nombreuses associations de la FNARH ne remplissent pas ce rôle, mais il nous semblait important à La Poste que les historiens de métier, avec leurs méthodes spécifiques d’investigation, bénéficient de notre soutien pour que soient enfin disponible des travaux de longue haleine conduits avec rigueur.
A donc été créé en 1995, à l’initiative du Président André Darrigrand, que je remercie vivement ici, le Comité pour l’histoire de La Poste. Il avait la lourde tâche d’assurer une mission patrimoniale et de lancer des travaux universitaires sur l’histoire de la Poste et des Postes, de l’Ancien Régime à nos jours. Le temps est arrivé pour ce jeune comité d’informer la communauté scientifique de ses travaux. Apostille est un Post-scriptum aux recherches studieuses menées au Comité et n’a d’autre ambition que d’informer les professeurs, chercheurs, étudiants et les postiers amateurs d’histoire, des programmes de recherche, de l’issue des travaux menés par le comité.
Une des actions prioritaires est bien avancée : le Service national des Archives de La Poste a été créé en octobre dernier : La Poste suit ainsi les recommandations du CHP.
Le programme de recherche défini par la commission scientifique commence à porter ses fruits : 9 maîtrises et DEA ont été soutenus pour l’année 1996/97 et 9 maîtrises, 2 DEA, 5 thèses sont en cours pour 97/98. Cela, sans compter les futures publications mais aussi une journée d’études et un vaste programme de constitution d’archives orales. Le mouvement est lancé, à Apostille de diffuser les informations du Comité. Il faudra désormais penser à la poste pour combler les lacunes des manuels.
Guy RAMAU
Directeur du Cabinet